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Impact nutritionnel de la stérilisation

On entend beaucoup de choses sur l’alimentation du chien et du chat et notamment à propos de la stérilisation. Ces derniers temps, de plus en plus de personnes remettent en cause l’utilité des aliments spécialement conçus pour les chiens ou chats stérilisés.

Quel est le vrai du faux ? Quels sont véritablement les changements du point de vue nutritionnel ?

En fait, l’impact de la stérilisation sur le métabolisme est bien réel et il est vrai que bon nombre de chiens et de chats ont tendance à l’embonpoint après la stérilisation. Cet impact vient en réalité de la baisse des hormones sexuelles : la testostérone chez les mâles et les œstrogènes chez les femelles.

Or la testostérone et les œstrogènes ont pour effet d’inhiber la lipoprotéine lipase (LPL). Et la LPL, quant à elle, est l'enzyme qui a pour principal effet d'envoyer le gras dans les cellules adipeuses.

 

 

Mais si la testostérone et les œstrogènes inhibent la LPL, pourquoi certains chiens et chats grossissent-ils sans être stérilisés ?

La réponse est simple. La LPL est principalement régulée par l’insuline. L’insuline est une hormone surtout produite quand les chiens et les chats mangent des glucides. Malheureusement, les chiens et les chats nourris avec beaucoup de glucides et qui ont déjà tendance à grossir, vont avoir tendance à grossir encore plus après la stérilisation puisque la testostérone et les œstrogènes sont moins présents pour inhiber la LPL.

 

 

En conclusion, puisque la stérilisation provoque une baisse de la testostérone et des œstrogènes qui inhibent la LPL, il est encore plus nécessaire de bien réguler la LPL chez les animaux stérilisés. Et comme la LPL est principalement régulée par l’insuline qui est elle-même dépendante du taux de glucides de l’alimentation, il faut donc impérativement qu'un aliment destiné aux chiens et chats stérilisés apporte le taux de glucides le plus bas possible. Même si certains individus stérilisés seront capables de supporter un peu plus les glucides que d'autres, tant il existe de variabilités individuelles et de milieux.

Pour autant, et malgré les variabilités, plus on baisse le taux de glucides d'un aliment destiné aux individus stérilisés, moins on encoure le risque de prise de poids.

Pierre Maupilier.

Copyright octobre 2017

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